ÉDUCATION :PROMOUVOIR L’EGALITE REELLE A L’ECOLE ! 20 décembre, 2006
Posté par sd38 dans : Propositions , trackback
Aujourd’hui, le « descenseur social » fonctionne à plein dans notre société. Au cœur de la lutte pour l’égalité des chances, l’école repose sur le principe juridique d’égalité : tous les enfants ont aujourd’hui, théoriquement, un égal accès aux biens scolaires – les mêmes heures de cours dispensés par les mêmes professeurs dans le cadre d’un même cursus scolaire.
Mais cette égalité théorique ne se retrouve pas entièrement dans la pratique. L’offre scolaire est inégalitaire dans les faits :
Les classes de niveau accentuent les écarts entre les élèves.
Les filières scolaires réintroduisent les barrières sociales. L’exemple le plus flagrant concerne la filière professionnelle : les titulaires du « bac pro » sont exclus de l’enseignement supérieur professionnel (BTS, IUT, licences professionnelles, écoles d’ingénieurs), les étudiants issus des filières généralistes leur étant systématiquement préférés.
Les filières universitaires concentrent les moyens sur les élèves les plus favorisés. C’est le cas des classes préparatoires : on y trouve des enseignants disponibles, des petits effectifs, des exercices supplémentaires. Les grandes écoles concentrent quatre fois plus de moyens par élève que les universités.
La durée des études est très inégalitaire. La durée moyenne de scolarisation en France est de 19 années. Mais un jeune issu d’un milieu aisé qui termine médecin, ingénieur ou lauréat d’une grande école, bénéficie de 23 à 25 années de formation gratuite. Le jeune de banlieue sorti sans qualification à seize ans n’aura bénéficié que de 13 années. L’enseignement supérieur est une incroyable machine à redistribuer à l’envers.
En d’autres termes, l’école, dans les faits, ne tient pas sa promesse d’égalité, et laisse au bord du chemin les élèves les moins favorisés, trop tôt abandonnés à leur sort sans bagage éducatif, intellectuel ou culturel consistant.
Les Propositions:
Même si l’école parvenait dans les faits à respecter son principe d’égalité en droit, ce serait insuffisant. Donner la même chose à chacun ne permet pas de corriger les inégalités de départ. Il faut changer de paradigme scolaire : passer de l’égalité formelle à l’égalité réelle. Avec un principe : « donner plus à ceux qui ont moins », concentrer les moyens pédagogiques sur les élèves qui en ont le plus besoin.
Assurer l’égalité des chances est une tâche immense. L’école ne saurait la mener seule mais elle en est la matrice essentielle. C’est pourquoi l’Education nationale doit redevenir la première priorité budgétaire de la nation.
Créer un poste d’« instituteur volant » en CP. Non affecté à une classe, il serait chargé de donner du temps pédagogique supplémentaire aux enfants en difficulté.
Un plan périscolaire pour tous.
Renforcer les zones d’éducation prioritaire (ZEP). Les ZEP reposent sur une logique simple : donner plus aux quartiers défavorisés. C’est une bonne approche, car les inégalités se concentrent de manière territoriale. Leurs résultats sont pourtant décevants, du fait de handicaps qu’il faut corriger :
1. Renforcer massivement les moyens financiers alloués aux ZEP. Les moyens sont aujourd’hui saupoudrés : à peine 7% de moyens en plus pour un élève en ZEP ;
2. Adapter l’enseignement des ZEP aux besoins pédagogiques des élèves ;
3. Créer le statut d’« élève à besoin éducatif prioritaire » (BEP), afin de casser l’effet ghetto des ZEP. Les moyens affectés seraient calculés pour les établissements au prorata du nombre d’élèves prioritaires accueillis, quel que soit le statut et la localisation de l’établissement concerné.
4. Donner des affectations « coupe-file » aux élèves prioritaires, sur le modèle de la « filière ZEP » de Sciences Po.
Créer des « filières professionnelles longues ». L’idée est de réserver pour les bacheliers professionnels au moins la moitié des places dans les formations supérieures technologiques et professionnelles. Le principe doit être clair : tout élève qui débute en CAP ou en BEP et qui passe son bac professionnel doit pouvoir aller jusqu’au diplôme d’ingénieur.
Démocratiser l’enseignement supérieur, avec comme objectif 60% d’une classe d’âge à « Bac+3 ». Nous avons démocratisé le baccalauréat, il faut maintenant démocratiser l’enseignement supérieur. C’est une nécessite de justice sociale. C’est aussi une nécessité économique, dans le monde de la connaissance que est désormais le notre.
Garantir à tous un même capital de formation initiale gratuite de 20 ans. Les élèves sortis tôt du système scolaire pourront y retourner à tout moment, y compris en alternance.
en classe preparatoire : cas vécu : effectifs de la classe 37 éléves (pas petit effectif!) , enseignants trés dévoués – un peu psychorigides parfois ; Les classes prépas coutent trés peu… il n’ y a pas de matériel particulier , rien de spécial , c’est juste du lycée , mais d’élite ; Et une contrevérité dans l’article , une
un jeune « bourge » qui finit médecin , avocat , etc… bénéficie de 21 ans ( s’il va en maternelle ) ou 18 ans ( s’il n’y va pas ) – et oui , tout le monde ne redouble pas- de formation non pas gratuite mais payée par les impots … de qui? de ceux qui en payent …
un jeune travailleur et éveillé qui vient d’un milieu simple bénéficie de la même chose .
« tout éléve qui passe son CAP … etc. doit pouvoir aller jusqu’au diplome d’ingénieur » . Mais non , doivent le pouvoir ceux qui ont le niveau , seulement ceux qui ont le niveau ….
Evitons de multiplier , cas observé dans le cadre professionnel , les diplomés de complaisance ( jeune BTS de chimie qui ne savait pas que le Pascal est une unité de pression : incroyable mais vrai …. )
« les classes de niveau accentuent les écarts entre les éléves « ; Pas scertain du tout . On peut supputer à l’inverse qu’elles pemrettent à chacun de réaliser la pleine mesure de son potentiel propre ;
Faut-il mettre un handicap aux meilleurs , comme au tiercé? C’es bien évidemment totalement inacceptable
l’école n’a pas à « rattraper des inégalités de départ » , elle a à répartir les postes suivant compétence et mérite uniquement , indépendamment de tout autre critére . Voulez vous être soignés par des médecins moins bons , ceci pour des raisons idéologiques . Je pense que non , n’est ce pas?
repérez les meilleurs potentiels dans les milieux modestes et accordez leur des bourses suffisantes pour rééllement étudier correctement , construisez autant de places en cité-U qu’il n’y a d’étudiants . En un mot dégagez les des soucis matériels ( et ceci vaut aussi pour les classes moyennes ) . mais toujours sous condition de niveau . Et surtout instaurez un concours d’entrée partout , rendant ainsi l’obtention d’un emploi correspondant à la formation quasi assuré à l’issue d’études sérieuses; Ceci afin que l’éléve peu riche , mais travailleur et doué , puisse oser prendre le risque de s’engager dans une filiére longue sans que cela ne risque de tourner à la perte de temps et d’argent et à l’obtention d’un diplome inexploitable sur le marché de l’emploi , car surnuméraire et donc dévalué
rendre service à ces jeunes, c’est surtout leur dire la vérité ; Leur dire la vérité , et pas leur dorer la pilule , ce qui n’aboutit qu’à les mener à des impasses ….
« 60 pour cent à bac +3″ . Pourquoi pas 54% ou 27% ou 80 % ou 100% ?
Faudrait il que ce soit bien des Bac +3 réels et non des diplomes « de complaisance » . On ne peut donnner des certificats « pour faire plaisir » à des gens qui n’ont pas acquis compétences et connaissances requises pour obtenir lesdits certificats , sous peine de voir se multiplier les situations « dangereuses » ; Autres exemples vécus : jeunes électriciens qui ne savent pas poser une prise de terre ( pan , un mort ) , jeunes soudeurs qui ne passivent pas les soudures sur inox ( pan , une piece corrodée qui casse : un avion par terre ) , etc.. etc.. Je dirais surtout , étudiez , et on vous remettra les diplomes que vous aurez gagné , que vous aurez gagnés… pas plus , pas moins
« 60% en BaC +3 » : mais la structure des emplois , à horizon prévisible ne correspond pas à une telle pyramide de qualifications . Faites cela , et tout ce que vous aurez , ce sont des BaC + 3 obligés de décharger des caisses …. Pensez vous que c’est cela qu’ils visaient .
Donnez des diplomes à tout le monde , et ce ne sera plus un critére discriminant ( oui , j’ose le mot ) : le critère de choix à l’embauche sera alors autre chose : l’argent des parents, le piston , la corruption , la promotion dite canapé , le tirage au sort peut-être?
Cela m’étonnerait que ce soit la compétence en situation . Cela m’étonnerait . comme quoi , une mesure apparemment sociale peut se révéler en fait tout à fait néfaste au bout du compte pour ceux qu’elle était sensée aider .
si je peux me permettre un conseil : remettez plutot le systéme scolaire dans le chemin de la logique et de l’efficacité , du bon fonctionnement ( qu’il a quitté , c’est vrai) , mais ce dans le cadre existant ,au lieu de vouloir tout chambouler de fond en comble, ce qui n’aboutirait qu’à appauvrir un peu plus tout le monde . Les gens , et notamment les plus modestes , ont déjà bien assez de problêmes comme cela sans en ajouter encore…
Autre point : ne noircissons pas trop le tableau actuel : que diable , on y arrive quand même , quand on veut et qu’on a l’étoffe . J’en voudrai pour preuve les excellents ingénieurs du CNAM , que je salue ici , qui ont passé leur diplome suite a nombreux cours du soir; IIs ont prouvé qu’il avaient le niveau, ils ont gagné leur place , on ne le leur a pas donné par complaisance , et croyez moi , tous les respectent dans l’industrie , à l’égal des ingénieurs issus de la formation initiale , même top-niveau genre grandes écoles parisiennes …