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	<title>Socialisme et Démocratie Isère</title>
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	<description>"Le socialisme est notre idéal, le réformisme notre méthode"</description>
	<lastBuildDate>Thu, 25 Oct 2007 15:40:31 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Ouverture de mon site de campagne : grenoble2008.fr</title>
		<link>http://sd38.unblog.fr/2007/10/25/ouverture-de-mon-site-de-campagne-grenoble2008fr/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Oct 2007 15:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sd38</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classÃ©]]></category>

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		<description><![CDATA[Après quelques jours de développement, Michel a ouvert ces derniers jours son site de campagne. Un site, qui connaitra de nouveaux développements dans les prochains jours mais sur lequel vous pouvez déjà trouver de nombreuses informations liées à la campagne. Un site qu&#8217;il a surtout souhaité accueillant et vivant avec l&#8217;organisation de débats thématiques mais aussi d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="entry-header"><a href="http://micheldestot.blogs.com/le_blog_de_michel_destot/2007/10/ouverture-de-mo.html"><font color="#000000"></font></a></h3>
<p class="entry-content">
<p class="entry-body">Après quelques jours de développement, Michel a ouvert ces derniers jours son site de campagne.</p>
<p>Un site, qui connaitra de nouveaux développements dans les prochains jours mais sur lequel vous pouvez déjà trouver de nombreuses informations liées à la campagne.</p>
<p>Un site qu&#8217;il a surtout souhaité accueillant et vivant avec l&#8217;organisation de débats thématiques mais aussi d&#8217;un forum de discussion. Un site qui est donc celui de tous les Grenoblois. Il s&#8217;engage a étre très attentif aux contributions qui y seront déposées.</p>
<p>Bienvenue donc sur <a href="http://www.grenoble2008.fr/"><font color="#000000">www.grenoble2008.fr</font></a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>POLITIQUE INDUSTRIELLE:L’INNOVATION A TOUS LES NIVEAUX</title>
		<link>http://sd38.unblog.fr/2006/12/21/politique-industriellelinnovation-a-tous-les-niveaux/</link>
		<comments>http://sd38.unblog.fr/2006/12/21/politique-industriellelinnovation-a-tous-les-niveaux/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Dec 2006 13:53:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sd38</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers sur nos travaux]]></category>

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		<description><![CDATA[  Objectif du groupe de travail : Faire émerger des propositions sur le thème de travail : L’innovation à tous les niveaux.   Ce thème a été traité suivant deux axes d’approche :   Commet redistribuer les profits de l’innovation ? La place des non qualifiés dans une économie innovante   Le statut et la protection sociale du &#171;&#160; nouveau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b><font face="Arial Narrow"></p>
<p align="justify"> <img width="254" src="http://www.minatec.com/actualite/travaux_103_06-06.jpg" height="191" alt="POLITIQUE INDUSTRIELLE:L’INNOVATION A TOUS LES NIVEAUX dans Dossiers sur nos travaux travaux_103_06-06" /></p>
<p align="justify">Objectif du groupe de travail :</p>
<p align="justify">Faire émerger des propositions sur le thème de travail : <b>L’innovation à tous les niveaux.<span id="more-18"></span></b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Ce thème a été traité suivant deux axes d’approche :</p>
<p align="justify"> </p>
<ul>
<li>Commet redistribuer les profits de l’innovation ?
<ul>
<li>La place des non qualifiés dans une économie innovante</li>
<p> </p>
<li>Le statut et la protection sociale du &laquo;&nbsp; nouveau ouvrier &nbsp;&raquo;</li>
<p> </p>
<li>Le développement des services pour ces emplois peu qualifiés</li>
<p> </ul>
</li>
<p> </ul>
<p align="justify"> </p>
<ul>
<li>La place de la France dans une économie innovante
<ul>
<li>Comment les grandes structures peuvent-elles se mettre au service de l’innovation ?</li>
<p> </p>
<li>Comment accompagner le développement des entreprises innovantes (PME et grands groupes)</li>
<p> </ul>
</li>
<p> </ul>
<p align="justify"> </p>
<p><b></p>
<p align="justify">Ont participé à la rédaction : David Bousquet, Boris Chabanel, Bernard Dupré Marie Claude Dupuy, Geneviève Fioraso, Françoise Lemouël, Guillaume Llorach, <u>David Merchin</u></p>
<p></b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><b>Rappel sur l’innovation</b></p>
<p align="justify"> </p>
<p><u></p>
<p align="justify">Qu’est ce que l’innovation ?</p>
<ul>
<li>Définition</li>
<p> </ul>
<p></u></p>
<p align="justify">L’innovation, en économie, renvoie à la mise en vente d’un nouveau produit ou à la mise en œuvre d’un nouveau procédé de production. Ces deux processus peuvent d’ailleurs être simultanés.</p>
<p align="justify">Certaines innovations sont de véritable innovations de <u>ruptures</u>, et contrairement aux innovations <u>incrémentales</u> (celles qui améliorent un bien ou service existant), modifient profondément les systèmes, les pratiques et l’équilibre compétitif traditionnel (internet, les nouvelles technologies…)</p>
<p align="justify"> </p>
<ul>
<li>Sources :</li>
<p> </ul>
<p align="justify">La recherche est la source principale de l’innovation. Mais il faut distinguer la recherche fondamentale, visant à produire des connaissances nouvelles que l’on appelle inventions, et la recherche appliquée, proche de l’industrie, qui cherche à donner un débouché industriel et/ou commercial aux connaissances existantes c’est à dire aux inventions.</p>
<p align="justify">Les autres sources de l’innovation sont l’apprentissage par la pratique, l’imitation, l’achat de technologie et leurs applications nouvelles.</p>
<p align="justify"> </p>
<p><u></p>
<p align="justify">La finalité sociétale de l’innovation</p>
<p></u></p>
<p align="justify">On peut également rappeler la finalité sociétale de l’innovation qui répond à des besoins explicites ou latents de la société. Quatre types d’innovation concourent à cette finalité :</p>
<ul><b></p>
<li>&laquo;&nbsp; L’innovation économique &nbsp;&raquo;, permet à nos entreprises de tirer profit des marchés mondiaux (un renforcement de la partie mondialisée de notre économie source de croissance donc d’emploi et de ressources durables pour notre politique de régulation sociale) ;</li>
<p></b>  <b></p>
<li>&laquo;&nbsp; L’innovation sociale &nbsp;&raquo;, répond aux besoins du quotidien de la population par de nouveaux services à la personne tels que l’aide aux personnes âgées, la garde d’enfants, ou par l’amélioration des services traditionnels (un renforcement de la partie domestique de notre économie source de croissance donc d’emploi et de bien-être) ;</li>
<p></b>  <b></p>
<li>&laquo;&nbsp; L’innovation environnementale &nbsp;&raquo;, permet de satisfaire nos besoins à partir de solutions générant toujours moins d’impact sur l’environnement en termes de matières premières, de déchets et de pollution (voiture propre, habitat écologique, écologie industrielle, maîtrise de l’énergie…).</li>
<p></b>  <b></p>
<li>&laquo;&nbsp; L’innovation politique &nbsp;&raquo; crée autour du processus d’innovation un véritable lien social entre les différents acteurs sociétaux et replace le politique au cœur de sa vocation : initier et accompagner les projets collectifs.</li>
<p></b> </ul>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"> </p>
<ol><b><font face="Arial" size="5"></p>
<li>L’innovation économique</li>
<p></font></b><font face="Arial Narrow"></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Il nous parait important de<b> repenser le fonctionnement des aides publiques à l’innovation. </b>Quatre types d’actions pourraient êtres envisagées:</p>
<p align="justify"> </p>
<ul><u></p>
<li>Une plus forte concentration des moyens</li>
<p>  </p>
<p align="justify">Concentrer les aides au développement sur quelques projets ou thématiques fortes. Par exemple, distinguer les pôles à vocation mondiale (qui doivent rester en petit nombre pour concentrer les aides) des pôles à vocation locale (intérêt touristique ou domestique).</p>
<p align="justify"> </p>
<p></u></ul>
<ul>
<li> 
<ul><u></p>
<li>Une aide spécifique à l’industrialisation</li>
<p>  </u></ul>
</li>
<p><u></p>
<p align="justify">Mettre au point des financements uniquement à la production et non plus uniquement à l’innovation car pour de nombreuses entreprises il est difficile de procéder à l’industrialisation de leurs produits. Les PME françaises pourraient ainsi atteindre la taille critique comblant le fossé entre PMI/PME et très grandes entreprises propres au paysage français. Cette aide à la phase d’industrialisation des PME permettrait aussi de conserver en France des emplois de production à forte valeur ajoutée technologique.</p>
<p align="justify"> </p>
<p></u></ul>
<ul>
<li> 
<ul><u></p>
<li>Un encouragement à une prise en compte verticale et territoriale des filières</li>
<p>  </u></ul>
</li>
<p><u></p>
<p align="justify">Mettre en contact les industries françaises avec tous les acteurs de leurs filières afin de créer une véritable <u>chaîne de l’innovation de l’inventeur au consommateur</u> permettant de favoriser les interactions entre les acteurs de toute la filière et de capitaliser les acquis de l’expérience. Structurer les organismes d’aides à l’innovation en filières verticales permettrait d’encourager de plus fortes interactions entre différents acteurs d’une même branche.</p>
<p align="justify">Au delà de la politique des pôles de compétitivités il faut <u>ancrer localement les politiques de soutien à l’innovation en </u>donnant davantage de leviers et de moyens aux régions et aux communautés urbaines compétentes. Un exemple, le triptyque recherche-formation-entreprise, efficace sur la région urbaine grenobloise depuis la fin du 19<sup>eme</sup> siècle dont Minatec est un aboutissement.</p>
<p align="justify"> </p>
<p></u></ul>
<ul>
<li> 
<ul><u></p>
<li>Un guichet unique pour toutes les entreprises</li>
<p>  </u></ul>
</li>
<p><u></p>
<p align="justify">Faciliter l’accès aux fonds d’aide à l’innovation aux entreprises de toute taille et de tout secteur (service et industrie). Des guichets uniques accompagnant les entreprises dans leur démarche de demande d’aide à l’innovation pourraient être installés.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"> </p>
<p></u></ul>
<p align="justify">Développer des liens<b> plus étroits entre PME sous-traitantes et grandes entreprises</b>. Réunir par des conventions PME sous-traitantes, grandes entreprises et collectivités (région ou département) lors des financements de l’innovation.</p>
<p><b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Faciliter et encourager l’entreprenariat. Levers les obstacles aux de levées de fonds pour les entrepreneurs. Le risque est inhérent à l’innovation et la peur de ce risque demeure trop forte en France contrairement à d’autres pays. La nécessité, dans les processus d’innovation, d’une prise de risque technologique et financière est à rappeler tant aux acteurs publics qu’aux investisseurs privés. La collectivité doit permettre la mutualisation des risques.</p>
<p></b></font>  <b><font face="Arial" size="5"></font></b><font face="Arial Narrow"></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Les dernières manifestations grenobloises, essentiellement le fait d’une minorité agissante, ont montré combien l’innovation pouvait être diabolisée, notamment dans les biotechnologies et nanotechnologies. Ne reproduisons pas le débat binaire et dogmatique qu’a connu le nucléaire et que politique et scientifique communiquent ensemble sur ces technologies.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Si certaines <b>problématiques éthiques </b>soulevées par les opposants aux nanotechnologies sont légitimes, il convient de les reconnaitre et de les discuter. Les enjeux et les risques doivent être identifiés et faire l’objet de recherches et d’études communes entre &laquo;&nbsp; sciences dures &nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp; sciences sociales et humaines &nbsp;&raquo;.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Afin que le citoyen reste informé de ces enjeux il appartient au pouvoir public de développer <b>un contrôle du public en aval et en amont</b>. C’est la vocation des PPP (Partenariats Publics Privés), qui, doivent être développés.</p>
<p align="justify">En amont des processus de développement et d’innovation, des comités d’éthiques pourraient être mis en place. En revanche, la recherche fondamentale doit conserver une part de liberté, indispensable à la créativité.</p>
<p align="justify">En aval, de nombreux organismes de contrôle publics existent déjà comme l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé).dans le domaine des biotechnologies,</p>
<p align="justify">C’est au niveau européen ou mondial que ce travail d’anticipation, de veille, d’accompagnement trouvera toute sa cohérence.</p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Il faut assumer les liens autant inévitables que bénéfiques entre recherche et militaire.</p>
<p align="justify">Le militaire étant un utilisateur important d’innovations technologiques, il investit dans ce secteur et lui permet de fructifier. L<b>es liens entre recherche et militaire sont inévitables, nécessaires et bénéfiques. </b>Le militaire permet d’ailleurs de canaliser les avancées technologiques de pointe avec un contrôle public très fort. Les transferts technologiques entre militaire et civils sont nombreux et importants (GPS, Internet…). Le rôle de la DARPA aux USA, véritable fonds d’aide à l’innovation, peut être cité.</p>
<p align="justify">L’implication du militaire dans l’innovation et le scientifique ne doit pas être diabolisée mais est au contraire garante d’une sécurité, qui serait encore plus forte si elle était organisée au niveau européen, avec une recherche et une défense communautaire.</p>
<p><b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">Revaloriser les filières technologiques et professionnelles car un emploi dans l’innovation génère de 3 à 4 emplois induits et 66% des créations d’emplois en Europe aujourd’hui viennent de l’innovation. Cette revalorisation permettrait d’offrir à ces filières plus de débouchés sur des métiers à hautes valeur ajoutée générateurs d’emplois dans l’artisanat, les services, l’hôtellerie, la restauration, les transports.</p>
<p></b></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify">L’UPMF, le CEA, l’INPG, l’Université Stendhal et l’UJF pour les bio et nanotechnologies réfléchissent sur ces thèmes.</p>
<p align="justify">Dans le même temps la culture scientifique et technique doit se développer pour que les enjeux du développement technologique soient partagés par le plus grand nombre.</p>
<p align="justify">C’est l’objet des CCSTI, mais les vocations techniques et scientifiques sont à relancer auprès des jeunes et particulièrement des filles. Il y a un lien évident entre l’image de la recherche t les moyens qui lui sont alloués, insuffisants aujourd’hui en Europe et particulièrement en France.</p>
<p></font></p>
<li> 
<ol><b><font face="Arial" size="5"></p>
<li>L’innovation sociale </li>
<p></font></b><font face="Arial Narrow"></p>
<p align="justify"> </p>
<p><b></p>
<p align="justify">Prendre en compte de critères sociaux dans le financement de l’innovation par les organismes débiteurs. Les opportunités d’embauche d’emplois non qualifiés ou venant de zones en difficultés pourraient devenir des critères fondamentaux d’attribution des fonds d’aide à l’innovation. Par ailleurs, l’implication des PMI-PME à l’instar du Small Businnes Act aux USA, doit devenir un critère de sélection pour les aides.</p>
<p></b></p>
<p align="justify"> </p>
<p><b></p>
<p align="justify">L’innovation n’est pas synonyme de haute technologie. Les services, l’artisanat, les filières amont de la consommation sont aussi être porteuses d’innovations. Consolider notre niveau de bien-être passe aussi par l’amélioration de la qualité des métiers et des prestations traditionnelles (plombiers, maçons, mécaniciens…).</p>
<p></b></p>
<p align="justify">Donner de nouveaux usages à d’anciens produits, c’est aussi de l’innovation. Ainsi l’utilisation d’un bien connu a permis la conservation des salades et leur mise en sachet. Les usagers, surtout les lycéens se son réappropriés la technologie WAP et l’ont transformés en succès avec les SMS.</p>
<p align="justify"> </p>
<p><b></p>
<p align="justify">Artisanat et <b>services créent de l’innovation </b>et méritent également des aides publiques. Intégrer les artisans et les services dans la chaine de l’innovation revaloriserait l’image de leurs métiers les rendant plus attractifs pour les demandeurs d’emploi. C’est un des mission de l’Education Nationale.</p>
<p></b></font>  <b><font face="Arial" size="5"></p>
<li>L’innovation environnementale</li>
<p></font></b><font face="Arial Narrow"></p>
<p align="justify">Dans l’habitat par exemple, on peut citer</p>
<p align="justify">L’innovation est étroitement associée au<b> Développement Durable. </b>La diversification des sources d’énergie est une incitation à l’innovation pour l’avenir. Les procédés géothermiques et les nouveaux matériaux de construction sont les fruits de l’innovation dans l’habitat. Les transports sont d’importants consommateurs d’innovation notamment avec les alternatives au pétrole et à l’énergie thermique dommageable pour l’effet de serre comme avec le développement du solaire et de la pile à combustible.</p>
<p align="justify">Des &laquo;&nbsp; Labels Produits Réparables et Recyclables &nbsp;&raquo; traduiraient l’association des emplois de service ett des nouvelles technologies. Ces labels encourageraient les entreprises à créer des produits réparables et recyclables favoriseraient l’émergence d’emplois de service tout en infléchissant la civilisation du &laquo;&nbsp; tout jetable &nbsp;&raquo;.</p>
<p align="justify"> </p>
<p></font><b><font face="Arial" size="5"></p>
<li>L’innovation politique </li>
<p></font></b></ol>
</li>
</ol>
<p></font></b></p>
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		<title>LA FLEXI-SECURITE :NOUVEAU MODELE DE LA RELATION A L’EMPLOI ?</title>
		<link>http://sd38.unblog.fr/2006/12/21/la-flexi-securite-nouveau-modele-de-la-relation-a-lemploi/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 Dec 2006 10:22:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sd38</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers sur nos travaux]]></category>

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		<description><![CDATA[  Nous connaissons le discours récurrent sur la faillite du modèle français – centralisé, protecteur, fortement étatisé – son déclin, en somme son échec définitif. Le thème a notamment été popularisé par l’essayiste Nicolas Baverez et son livre paru en 2003, &#171;&#160; La France qui tombe &#160;&#187;. Depuis, Nicolas Sarkozy, en tant que candidat à l’élection présidentielle, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b><font face="Arial Narrow" size="5"></font></b><b><font face="Arial Narrow" size="5"></p>
<p align="left"> </p>
<p align="justify"><font size="3">Nous connaissons le discours récurrent sur la faillite du modèle français – centralisé, protecteur, fortement étatisé – son déclin, en somme son échec définitif. Le thème a notamment été popularisé par l’essayiste Nicolas Baverez et son livre paru en 2003, &laquo;&nbsp; La France qui tombe &nbsp;&raquo;. Depuis, Nicolas Sarkozy, en tant que candidat à l’élection présidentielle, en a fait un axe central de son discours pour mieux mettre en avant la nécessité d’une rupture. Actuellement, la problématique se focalise sur <u>les modifications à apporter au contrat de travail</u>. </font></p>
<p align="justify"><font size="3">Dans ce contexte, il paraît naturel de regarder ce qui se passe ailleurs, notamment en ce qui concerne le fonctionnement du marché de l’emploi et son articulation avec les systèmes de sécurité sociale.<span id="more-15"></span></font></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"> </p>
<p align="center">Sommaire</p>
<p></font></b><font face="Arial Narrow" size="2"></font><font face="Arial Narrow" size="2"><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123236"><font face="Arial Narrow" size="2">1. Un débat émergent : Obsolescence du modèle français et attrait croissant pour les pratiques étrangères </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123236"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123237"><font face="Arial Narrow" size="3">Un modèle français à bout de souffle </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123237"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p></font><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123238"><font face="Arial Narrow" size="3">Il existe différents modèles d’organisation socio-économique dans les pays développés </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123238"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123239"><font face="Arial Narrow" size="3">Le modèle scandinave attise la curiosité française </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123239"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123240"><font face="Arial Narrow" size="2">2. Le modèle scandinave, une dynamique ancienne qui a su se renouveler </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123240"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123241"><font face="Arial Narrow" size="3">Un modèle enraciné dans l’histoire </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123241"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123242"><font face="Arial Narrow" size="3">Les pays nordiques sont passés par les mêmes difficultés que rencontre la France ces dernières années </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123242"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123243"><font face="Arial Narrow" size="3">Pourtant, ces pays se placent aujourd’hui en pointe en matière de qualité de vie et de croissance économique </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123243"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123244"><font face="Arial Narrow" size="3">Le consensus social et l’efficacité publique, moteurs du renouvellement du modèle scandinave </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123244"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123245"><font face="Arial Narrow" size="2">3. les principes de la flexi-sécurité à la danoise </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123245"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123246"><font face="Arial Narrow" size="3">Un marché de l’emploi ultra-libéral : la forte mobilité du capital travail </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123246"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123247"><font face="Arial Narrow" size="3">Une continuité des revenus : la création d’un climat de confiance </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123247"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123248"><font face="Arial Narrow" size="3">Une obligation de réponse à l’offre d’emplois : la nécessité de la formation permanente </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123248"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123249"><font face="Arial Narrow" size="3">Une flexi-sécurité qui s’applique également à la puissance publique </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123249"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123250"><font face="Arial Narrow" size="2">4. Eléments d’évaluation </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123250"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123251"><font face="Arial Narrow" size="3">Une réduction du chômage spectaculaire </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123251"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123252"><font face="Arial Narrow" size="3">Un marché de l’emploi exceptionnellement fluide </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123252"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123253"><font face="Arial Narrow" size="3">Un éventail des salaires pour des montants en croissance nette </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123253"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123254"><font face="Arial Narrow" size="3">Un effort important de qualification de la main-d’œuvre face aux évolutions de l’activité économique </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123254"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123255"><font face="Arial Narrow" size="3">Une flexi-sécurité bien vécue par les salariés danois </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123255"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123256"><font face="Arial Narrow" size="3">Cependant, au cours de ces dix dernières années, le Danemark n’a pas créé plus d’emplois que la France </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123256"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123257"><font face="Arial Narrow" size="2">5. Importer le modèle scandinave, plus facile à dire qu’à faire </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123257"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123258"><font face="Arial Narrow" size="3">Le poids des spécificités nationales </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123258"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123259"><font face="Arial Narrow" size="3">La volatilité des modèles </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123259"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123260"><font face="Arial Narrow" size="3">L’appartenance européenne de la France </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123260"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123261"><font face="Arial Narrow" size="3">Un début d’application en France : la flexibilité sans la sécurité </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123261"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123262"><font face="Arial Narrow" size="2">Sources </font></a><a href="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/#_Toc130123262"><font face="Times New Roman" size="3">*</font></a></p>
<p><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p><font face="Times New Roman" size="3"></font><font face="Times New Roman" size="3"></font><b><font face="Arial Narrow"></font></b><b><font face="Arial Narrow"></p>
<p align="center"><a name="_Toc130123236" title="_Toc130123236"></a><font size="3">1. Un débat émergent : Obsolescence du modèle français et attrait croissant pour les pratiques étrangères</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123237" title="_Toc130123237"></a><font size="3">Un modèle français à bout de souffle</font><font size="3"> </font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">Nous connaissons le discours récurrent sur la faillite du modèle français – centralisé, protecteur, fortement étatisé – son déclin, en somme son échec définitif. Le thème a notamment été popularisé par l’essayiste Nicolas Baverez et son livre paru en 2003, &laquo;&nbsp; La France qui tombe &nbsp;&raquo;. Depuis, Nicolas Sarkozy, en tant que candidat à l’élection présidentielle, en a fait un axe central de son discours pour mieux mettre en avant la nécessité d’une rupture. Actuellement, la problématique se focalise sur <u>les modifications à apporter au contrat de travail</u>. </font></p>
<p align="justify"><font size="3">Dans ce contexte, il paraît naturel de regarder ce qui se passe ailleurs, notamment en ce qui concerne le fonctionnement du marché de l’emploi et son articulation avec les systèmes de sécurité sociale.</font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123238" title="_Toc130123238"></a><font size="3">Il existe différents modèles d’organisation socio-économique dans les pays développés</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">L’observation des différentes pratiques nationales en matière de relation à l’emploi n’est possible qu’en référence aux différents modèles d’organisation de la production économique et de la solidarité sociale en vigueur dans les pays développés. </font></p>
<p><font size="3">A ce titre, une étude récente </font></font></b><a href="http://www.bruegel.org/Repositories/Documents/publications/working_papers/EN_SapirPaper080905.pdf"><font face="Arial Narrow" size="3">(&laquo;&nbsp;Globalisation and the Reform of European Social Models&nbsp;&raquo;</font></a><font face="Arial Narrow"><font size="3">), publiée par l’économiste André Sapir de l’Institut de recherche bruxellois Bruegel, a fait grand bruit. En effet, celle-ci distingue quatre modèles européens, sur la base de deux critères fondamentaux : l’efficacité et la justice. </font></font><font face="Arial Narrow"></font><font face="Arial Narrow"></p>
<p align="justify"><font size="3">- le <u>modèle anglo-saxon</u> (syndicats faibles, éventail large des salaires, protection sociale limitée au minimum) est efficace et injuste ;</font></p>
<p align="justify"><font size="3">- le <u>modèle continental</u> (fortes dépenses sociales, licenciements très encadrés et indemnités de chômage élevées) auquel on peut rattacher la France est inefficace mais juste ; </font></p>
<p align="justify"><font size="3">- le <u>modèle méditerranéen</u> (fortes dépenses, licenciements limités mais indemnités faibles) est, lui, peu efficace et injuste. </font></p>
<p align="justify"><font size="3">- le <u>modèle nordique</u> (niveau élevé de dépenses sociales, syndicats forts, resserrement des salaires, facilité de licenciement mais forte indemnisation des chômeurs) est le seul qui soit à la fois juste et efficace ; </font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123239" title="_Toc130123239"></a><font size="3">Le modèle scandinave attise la curiosité française</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">A la lecture de cette analyse, on ne peut qu’être séduit par les promesses que semble incarner le modèle scandinave. D’autant que, comme l’a dernièrement rappelé le résultat du référendum sur le traité constitutionnel, le modèle anglo-saxon – primauté du libéralisme sur les considérations sociales – est rejeté par la majorité de nos compatriotes : il ne semble correspondre ni à l’histoire, ni aux habitudes, ni au fonctionnement de notre pays. Surtout, l’attachement à l’Etat providence apparaît d’emblé comme un point commun majeur entre la culture française et la culture scandinave.</font><font face="Times New Roman" size="3"> </font></p>
<p></font><font face="Arial Narrow"></font><font face="Arial Narrow"></p>
<p align="justify"><font size="3">Dès lors, il paraît naturel de rechercher dans les préceptes du fameux modèle scandinave l’inspiration nécessaire au renouvellement de notre modèle de relation à l’emploi. Ainsi, l’approche scandinave de cette question se résumerait à la notion de &laquo;&nbsp; flexi-sécurité &nbsp;&raquo;, laquelle désigne une articulation du fonctionnement du marché de l’emploi et de la protection sociale assurant plus de flexibilité aux entreprises, en contrepartie de plus de sécurité et de souplesse pour les salariés. Toutefois, les exemples pratiques sont en réalité rares et non exclusivement scandinaves. Le Danemark et les Pays-Bas sont en effet les seuls pays pour lesquels est utilisé cette notion de &laquo;&nbsp; flexi-sécurité &nbsp;&raquo;. </font></p>
<p align="justify"><font size="3">Ceci n’enlève en rien l’intérêt de mieux connaître la trajectoire sociale et économique du modèle scandinave (cf. 2.). Mais cela conduit à se focaliser sur le cas le plus étudié pour aborder le modèle de la flexi-sécurité : le Danemark.</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="center"><font size="3"></font></p>
<p align="center"><a name="_Toc130123240" title="_Toc130123240"></a><font size="3">2. Le modèle scandinave, une dynamique ancienne qui a su se renouveler</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123241" title="_Toc130123241"></a><font size="3">Un modèle enraciné dans l’histoire</font><font size="3"> </font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">La construction du concept d’Etat-providence a été amorcée dès l’entre-deux guerres par la Suède. Acquerrant une notoriété croissante à partir de l’après-guerre, celui-ci incarna alors une sorte de troisième voie à une époque où s’opposaient le bloc communiste et le bloc de l’Ouest. Basé sur le concept de solidarité, le rôle de l’État-providence consiste à prendre en charge divers risques sociaux (santé, éducation, retraite, etc.) dans le cadre d’un régime politico-économique recherchant un point d’équilibre entre le libéralisme et le socialisme. Il laisse notamment le plus de liberté possible aux entreprises et conserve le plus possible de propriété privée. Le gouvernement intervient afin de diriger l’économie du pays vers la croissance et d’assurer une certaine distribution équitable des revenus. Se diffusant rapidement aux pays voisins que sont le Danemark, la Norvège et la Finlande, la démarche suédoise donne naissance au &laquo;&nbsp; modèle scandinave &nbsp;&raquo; qui fait référence dès les années 1970.</font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123242" title="_Toc130123242"></a><font size="3">Les pays nordiques sont passés par les mêmes difficultés que rencontre la France ces dernières années</font><font size="3"> </font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">Depuis plus de 50 ans, les pays scandinaves sont donc caractérisés par une forte protection sociale, un très fort consensus politique et une fiscalité très élevée. On pouvait y voir, dans une vision négative, des pays où l’initiative était muselée, le mérite peu reconnu, et les incitations à entreprendre faibles. Cette vision a d’ailleurs pu trouver du grain à moudre lorsque les pays scandinaves ont du faire face aux mutations de l’économie qui se sont engagées à partir du milieu des années 1970. </font></p>
<p align="justify"><font size="3">Il faut rappeler en effet la situation de la Suède et du Danemark pendant les années 1980 : multiplication des faillites, explosion du chômage, récession économique, Etat sclérosé&#8230; Plus tard, la Finlande, libérée du joug russe en 1917 est plongée, au début des années 1990, dans l&#8217;une des crises économiques les plus graves qu&#8217;un pays occidental ait connues : entre 1990 et 1991, son PIB chute de plus de 7%. S’appuyant sur la rente offerte par ses réserves pétrolières et gazières, la Norvège a, quant à elle, moins subi les évolutions du contexte économique.</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123243" title="_Toc130123243"></a><font size="3">Pourtant, ces pays se placent aujourd’hui en pointe en matière de qualité de vie et de croissance économique</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">Au dernier palmarès du &laquo;&nbsp;Bonheur mondial&nbsp;&raquo;, étude plus que sérieuse menée par l&#8217;institut français Globeco, la Suède, la Norvège, la Finlande et le Danemark caracolaient en tête des pays les plus sûrs, les mieux formés, les moins corrompus, les plus égalitaires et les plus agréables à vivre. Mieux: leur santé économique est insolente. Alors que la France et l&#8217;Allemagne luttent pour assouplir les critères de Maastricht, le quartette scandinave affiche des comptes publics en excédent, un taux de chômage inférieur à la moyenne européenne et les plus forts taux de croissance des pays de l&#8217;OCDE.</font></p>
<p align="justify"><font size="3">Ainsi, le modèle scandinave ne renverrait plus seulement à une certaine conception de l’Etat providence, mais également à un pragmatisme implacable en matière d’insertion dans l’économie mondialisée. Aujourd&#8217;hui, les pays nordiques sont en tête du classement des pays les plus compétitifs établi par les chefs d&#8217;entreprise du Forum économique mondial (les mêmes réunis chaque année à Davos).</font></p>
<p align="justify"><font size="3">Dans ce cadre, on peut s’interroger sur le rôle qu’a joué la mise en place du modèle de relation à l’emploi de la &laquo;&nbsp; flexi-sécurité &nbsp;&raquo; dans un renouveau économique qui ne s’est pas traduit par l’abandon des principes sociaux qui ont fait la réputation des scandinaves.</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123244" title="_Toc130123244"></a><font size="3">Le consensus social et l’efficacité publique, moteurs du renouvellement du modèle scandinave</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<ul><i></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<li><font size="3">Le modèle social scandinave prône la concertation entre les partenaires sociaux.</font></li>
<p><font size="3"></font></p>
<p></i></ul>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">La régulation du marché de l’emploi dans les pays nordiques se caractérise par la force considérable du dialogue social entre les syndicats et le patronat. Installé de longue date, depuis 1899 au Danemark, ce dialogue permet d’articuler, dans une certaine indépendance vis-à-vis de l’Etat, les intérêts des salariés (massivement syndiqués) et ceux des entreprises. Il en résulte une réactivité plus forte face aux évolutions de la mobilisation du capital travail et un compromis social renforcé.</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<ul><i></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<li><font size="3">Un nouveau et redoutable leitmotiv pour sauver le système de sécurité sociale : l&#8217;efficacité publique.</font></li>
<p><font size="3"></font></p>
<p></i></ul>
<p align="justify"><font size="3">Suite aux difficultés des années 1980, les pays scandinaves ont dû faire des choix entre l’État et la providence. Il n’était pourtant pas question de renoncer à leur modèle social. Étant habitués à leurs rudes conditions de vie, les pays scandinaves ont su s’adapter, encore une fois, en appliquant des réformes qui avaient comme but de sauver l’essentiel : la providence.</font></p>
<p align="justify"><font size="3">Pour conserver le même niveau de protection tout en augmentant pas ni les prélèvements obligatoires – déjà élevés – ni le déficit public, les gouvernements des pays scandinaves ont choisis d’administrer leur système public avec des structures intégrant le secteur privé, gage d’amélioration de l’efficacité de la dépense publique.</font></p>
<p align="justify"><font size="3">Aujourd’hui, les résidents scandinaves trouvent que leur gouvernement sert bien leurs intérêts et trouvent que leurs impôts sont en général bien gérés. C’est pour ces raisons qu’ils sont prêts à soutenir l’État dans ces réformes.</font></p>
<p><b></p>
<p align="center"><font size="3"></font></p>
<p align="center"><a name="_Toc130123245" title="_Toc130123245"></a><font size="3">3. les principes de la flexi-sécurité<br />
à la danoise</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p align="justify"><font size="3">Parce qu’il séduit la droite comme la gauche, ce modèle de la &laquo;&nbsp; flexi-sécurité &nbsp;&raquo; est devenu courant dans la bouche de nos hommes politiques, notamment depuis la publication d’un rapport d’information à l’assemblée nationale portant sur le marché de l’emploi au Danemark. Ce modèle s’organisation autour de trois pôles : mobilité du travail, continuité des revenus, obligation de réponse à l’offre d’emplois.</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123246" title="_Toc130123246"></a><font size="3">Un marché de l’emploi ultra-libéral : la forte mobilité du capital travail</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">En matière d’embauche et de licenciement, les réglementations sont très souples. En effet, reflet du monopole détenu par les syndicats et le patronaux dans la définition des régulations du marché de l’emploi, le code du travail danois émanant de l’Etat est l’un des plus minimalistes d’Europe. Par exemple, il n’existe pas de salaire minimum, pas de durée légale du travail…</font></p>
<p align="justify"><font size="3">Dans ce cadre, un salarié peut être licencié aussi vite qu’il a été recruté, sans quasiment aucune contrainte administrative. Par exemple, la durée de préavis d’un licenciement était souvent, pour des emplois peu qualifiés, de 5 jours, et que cette durée ne s’allongeait que très peu en fonction de l’ancienneté dans l’entreprise. De plus, à moins de 12 ans d’ancienneté, le salarié ne touche aucune indemnité, et celles-ci ne dépassent jamais trois mois de salaire. </font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123247" title="_Toc130123247"></a><font size="3">Une continuité des revenus : la création d’un climat de confiance</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">Le fil conducteur de cette politique consiste à sécuriser l&#8217;individu, pas le travail. En ce sens, l’indemnisation du chômage (dimension &laquo;&nbsp; passive &nbsp;&raquo; de la politique de l’emploi) au Danemark se différencie par sa longueur et sa générosité. </font></p>
<p align="justify"><font size="3">En échange de la flexibilité, les ex-salariés peuvent compter sur une durée d&#8217;indemnisation pouvant aller jusqu&#8217;à 4 ans, périodes de stage et de formation incluses. Il faut pour cela avoir travaillé pendant une période correspondant globalement à la durée d’un travail à temps plein normal pour la profession pendant au moins 52 semaines au cours des trois dernières années.</font></p>
<p align="justify"><font size="3">En terme pécuniaire, les chômeurs touchent 90% de leur salaire, dans la limite annuelle de 21.000 euros (contre 65 000 euros en France), ce qui avantage surtout les bas revenus. Le climat de confiance créé par ce mode d’indemnisation est renforcé par le fait que pendant la première année qui suit le licenciement, aucune exigence ne pèse sur le salarié en matière de retour à l’emploi. </font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123248" title="_Toc130123248"></a><font size="3">Une obligation de réponse à l’offre d’emplois : la nécessité de la formation permanente</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">L’accès à cette garantie de cette sécurité des revenus dépend du respect par le chômeur des obligations induites par la dimension active de la politique de l’emploi (services rendus aux chômeurs pour les aider à trouver un emploi : service public de l’emploi, formation professionnelle) au Danemark. </font></p>
<p align="justify"><font size="3">Passée la première année de chômage, dite d&#8217;&nbsp;&raquo;indemnisation&nbsp;&raquo;, les trois suivantes sont celles d&#8217;&nbsp;&raquo;activation&nbsp;&raquo; avec une épée de Damoclès : &laquo;&nbsp;Les chômeurs ont à la fois le droit et l&#8217;obligation de recevoir et d&#8217;accepter les offres d’emplois proposées : le chômeur qui refuse une offre convenable perd son droit aux allocations chômage. </font></p>
<p align="justify"><font size="3">Il est accompagné dans cette démarche par la mise en place de programmes de formation pour renforcer son employabilité dans les secteurs d’activité qui connaissent une pénurie de travailleurs. </font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123249" title="_Toc130123249"></a><font size="3">Une flexi-sécurité qui s’applique également à la puissance publique</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">En application de la politique d’efficacité publique, dès la fin des années 1980, les gouvernements sociaux-démocrates scandinaves tailleront à grands coups dans les effectifs de fonctionnaires. Ceux qui restent sont par ailleurs priés de s&#8217;adapter : salaires au mérite, entretiens d&#8217;évaluation, formation continue renforcée, contrats temporaires&#8230; </font></p>
<p align="justify"><font size="3">En quelques années, la fonction publique scandinave, réputée pourtant pour être l&#8217;une des plus sclérosées au monde, se calque sur le modèle du privé. Dans les administrations, la priorité est donnée au &laquo;&nbsp;client&nbsp;&raquo; : toutes les informations utiles doivent être disponibles sur Internet; le temps d&#8217;attente au téléphone est limité au minimum. La qualité des services publics est évaluée chaque année, mais aussi celle de ses agents. Toute entorse au principe de qualité peut être sanctionné&#8230; par un licenciement.</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="center"><font size="3"></font></p>
<p align="center"><a name="_Toc130123250" title="_Toc130123250"></a><font size="3">4. Eléments d’évaluation</font><font size="3"> </font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123251" title="_Toc130123251"></a><font size="3">Une réduction du chômage spectaculaire</font><font size="3"> </font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">Dans le cadre de ce système de &laquo;&nbsp; flexi-sécurité &nbsp;&raquo;, le Danemark a ramené son taux de chômage de 12% de la population active au milieu des années 1990, à 5,8% en août 2004. Sur la même période, le taux de la France est passé de 11,6% à 9,6%. Plus précisément, Le taux de chômage des hommes s’établit à 5,4 % (contre 8,7% en France), celui des femmes à 6,3 % (contre 10,6 % en France) et celui des jeunes à 10,4%, alors qu’il est de 21,8% en France.</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123252" title="_Toc130123252"></a><font size="3">Un marché de l’emploi exceptionnellement fluide</font><font size="3"> </font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">L’une des explications avancées pour explique cette baisse du chômage au Danemark réside dans la fluidité du marché de l’emploi créée par la flexi-sécurité : personne n’hésite à embaucher. La mobilité de la population active permet en effet d’assurer une forte coïncidence de l’offre et de la demande d’emploi, donc une grande adaptation aux mutations économiques. 600 000 à 700 000 personnes changent effectivement d’emploi chaque année, soit 27% de la population salariée en 2003. Par ailleurs, la durée moyenne de présence dans une entreprise est d’environ 7 ans. Ainsi, le Danemark partage avec le Royaume-Uni l’une des durées moyennes d’ancienneté en emploi les plus faibles des pays de l’OCDE.</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123253" title="_Toc130123253"></a><font size="3">Un éventail des salaires pour des montants en croissance nette</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">La flexi-sécurité de l’emploi conduit à une échelle des salaires très resserrée et à un salaire moyen le plus élevé d’Europe. Ce dernier a en effet progressé en 2002 de 4,2% et en 2003 de 3,9%, soit des chiffres supérieurs à ceux de la zone euro.</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123254" title="_Toc130123254"></a><font size="3">Un effort important de qualification de la main-d’œuvre face aux évolutions de l’activité économique</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">La part des 25-35 ans ayant atteint au moins une formation de deuxième cycle est de 86%, contre 78% en France. Dans la tranche d’âge 35-44 ans, ce taux s’élève à 80 % (67% en France). Dans la tranche d’âge 55-64 ans, il atteint 72 % contre 46 % en France. La formation professionnelle apparaît donc, dans le long terme, comme un excellent moyen de lutte contre le chômage. Grâce à un système de formation adapté, le chômage n’est pas vécu comme un état d’isolement : il devient un état provisoire, donc banalisé.</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123255" title="_Toc130123255"></a><font size="3">Une flexi-sécurité bien vécue par les salariés danois</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">Le tableau ci-dessous compare la flexibilité du marché et le sentiment d’insécurité des salariés. La France y occupe une position médiane, mais on observe une corrélation inversée entre les deux éléments : plus les règles sont souples et ne rigidifient pas le marché du travail, plus les salariés seraient &nbsp;&raquo; à l’aise &nbsp;&raquo; dans ce marché. Plus au contraire, le marché est rigide, moins les salariés s’y sentiraient en sécurité et, de ce fait, hésiteraient à changer d’emploi.</font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123256" title="_Toc130123256"></a><font size="3">Cependant, au cours de ces dix dernières années, le Danemark n’a pas créé plus d’emplois que la France</font></p>
<p></b></p>
<p align="justify"><font size="3">La &laquo;&nbsp; flexi-sécurité &nbsp;&raquo; aurait-elle permis au Danemark de créer, au cours des dix dernières années, plus d’emplois que la France ? La réponse est non. Entre 1994 et 2004, la France a créé 10,7% d’emplois supplémentaires, le Danemark seulement 5,5 %. </font></p>
<p align="justify"><font size="3">Outre la forte adéquation entre offre et demande d’emploi organisée par la flexi-sécurité, cette baisse spectaculaire du nombre de chômeurs dans un contexte où les créations d’emplois demeurent modestes, s’explique aussi par l’augmentation sensible du nombre de préretraités, de stagiaires en formation ou de salariés en congés sabbatiques. </font></p>
<p align="justify"><font size="3">Une autre raison réside dans l’éviction de ce système de flexi-sécurité d’une part important de la population active. Durci depuis quelques années, le volet obligatoire de ce dispositif alimenterait un important sous-emploi, certains actifs préférant sortir du système plutôt que d’accepter qu’on leur impose un job sans intérêt. De plus, ceux qui ne sont pas considérés comme adaptables sont retirés du système. </font></p>
<p align="justify"><font size="3"><img width="445" src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/Image3.gif" height="210" alt="LA FLEXI-SECURITE :NOUVEAU MODELE DE LA RELATION A L’EMPLOI ? dans Dossiers sur nos travaux Image3" /></font></p>
<p align="justify"><font size="3"></font></p>
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<p></font><b><font face="Arial" size="5"></font></b><b><font face="Arial" size="5"></p>
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<p></font><font face="Arial Narrow" size="3"></font><font face="Arial Narrow" size="3"></p>
<p align="center"><a name="_Toc130123257" title="_Toc130123257"></a>5. Importer le modèle scandinave, plus facile à dire qu’à faire</p>
<p align="justify"> </p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123258" title="_Toc130123258"></a>Le poids des spécificités nationales</p>
<p></b></p>
<p align="justify">Tout d’abord, les nations ne sont pas des entreprises, et le poids de l’histoire, des traditions, des mentalités rend impossible la simple transposition de modèles venus de l’extérieur. C’est oublier également la géographie, la culture, la religion et les hommes. En ce sens, la forte culture du consensus sociale qui caractérise le Danemark et les autres pays scandinaves a joué un grand rôle dans la conception, la mise en œuvre et le respect de la flexi-sécurité.</p>
<p align="justify"> </p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123259" title="_Toc130123259"></a>La volatilité des modèles</p>
<p></b></p>
<p align="justify">Ensuite, les modèles sont souvent passagers : qui donnerait aujourd’hui le Japon en modèle, alors que tout le monde souhaitait le copier dans les années 1980? Plus près de nous, qui louerait les vertus de l’Allemagne, devant laquelle nous faisions si souvent des complexes d’infériorité économique et sociale, et qui est aujourd’hui considérée comme le pays malade de l’Europe ? Par définition, dans un monde en mutation très rapide, ces modèles sont souvent déjà &laquo;&nbsp;dépassés&nbsp;&raquo; une fois qu’on souhaite s’en inspirer.</p>
<p align="justify"> </p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123260" title="_Toc130123260"></a>L’appartenance européenne de la France</p>
<p></b></p>
<p align="justify">Par ailleurs, l’insertion de la France dans l’Union Européenne, et notamment dans la zone Euro (à laquelle n’appartient pas le Danemark), fait que la copie ou l’adoption d’un modèle indépendamment de ses voisins n’aurait pas de sens. En effet, la politique de la flexi-sécurité représente à elle seule environ 5% du PIB danois, soit des dépenses en politiques actives et passives de l’emploi par chômeur sont 2,5 fois plus élevées qu’en France). Dés lors que la France déciderait d’engager des moyens équivalents sans rogner sur d’autres budgets, elle ne pourrait rester dans le cadre budgétaire défini par le pacte de stabilité. Surtout, une fiscalité plus élevée pourrait créer des problèmes plus aigus d’exode vers nos voisins, pour reprendre un thème souvent débattu ces derniers temps.</p>
<p align="justify"> </p>
<p><b></p>
<p align="justify"><a name="_Toc130123261" title="_Toc130123261"></a>Un début d’application en France : la flexibilité sans la sécurité</p>
<p></b></p>
<p align="justify">La flexi-sécurité suscite à l’évidence l’admiration de la France. Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Emploi et de la solidarité, s’est inspiré de ce modèle pour définir ses &laquo;&nbsp; Contrats Nouvelles Embauches &nbsp;&raquo; (CNE). Dominique de Villepin a également puisé dans le dispositif danois pour concevoir les &laquo;&nbsp; Contrats Première Embauche &nbsp;&raquo; (CPE). Reste qu’ils semblent tout deux avoir omis un détail important de la formule danoise : l’adaptation de l’indemnisation du chômage et l’accompagnement à l’emploi.</p>
<p align="justify"> </p>
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<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><strong><font size="7">Merci à boris pour son travail</font></strong> </p>
<p><b></p>
<p align="center"><a name="_Toc130123262" title="_Toc130123262"></a>Sources</p>
<p></b></font></b><font face="Arial Narrow" size="2">Julie Joly – <u>Le nouveau modèle scandinave</u> – L&#8217;Express – 25/10/2004<br />
</font><a href="mailto:eperez@animafac.net"><font face="Arial Narrow" size="2">Elsa Perez</font></a><font face="Arial Narrow" size="2"> – <u>Les sirènes du modèle scandinave</u> – </font><a href="http://www.animafac.net/"><font face="Arial Narrow" size="2">http://www.animafac.net/</font></a><font face="Arial Narrow" size="2"> &#8211; 03/02/2006</font><font face="Arial Narrow" size="2"> Chem Assayag – <u>Le fameux modèle scandinave</u> – </font><a href="http://www.agoravox.fr/"><font face="Arial Narrow" size="2">http://www.agoravox.fr/</font></a><font face="Arial Narrow" size="2"> &#8211; 28/11/2005</font><font face="Arial Narrow" size="2">Gösta Esping Andersen – <u>Les trois mondes de l’Etat-providence, essai sur le capitalisme moderne</u> – Paris : PUF, 1999</font><font face="Arial Narrow" size="2"><a href="http://www.ined.fr/bdd/projrech/saisie/m_chercheur.php?idchercheur=219"><font face="Arial Narrow" size="2">Le Bouteillec Nathalie</font></a><font face="Arial Narrow" size="2"> –– <u>Définition d&#8217;un niveau mezzo d&#8217;analyse comparative à partir de l&#8217;histoire critique du concept de &laquo;&nbsp;modèle scandinave&nbsp;&raquo;</u> – Ined</font><font face="Arial Narrow" size="2"> Jean-Jacques Chavigné – <u>Modèle anglo-saxon et flexisécurité danoise ?</u> – </font><a href="http://www.democratie-socialisme.org/index.php3"><font face="Arial Narrow" size="2">http://www.democratie-socialisme.org/index.php3</font></a><font face="Arial Narrow" size="2"> &#8211; lundi 15 août 2005.</font><font face="Arial Narrow" size="2">Commission des finances, de l’économie générale et du Plan – <u>Rapport d’information n°1913 sur le marché de l’emploi au Danemark</u> – Assemblée nationale – novembre 2004</font></p>
<p></font><font face="Arial Narrow" size="3"></font><font face="Arial Narrow" size="3"></p>
<p align="justify"> </p>
<p></font></p>
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]]></content:encoded>
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		<title>LGBT: DES DROITS POUR TOUS !</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Dec 2006 14:07:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sd38</dc:creator>
				<category><![CDATA[Propositions]]></category>

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		<description><![CDATA[La lutte contre les inégalités touchant les homosexuels &#8211; seuls ou en couple &#8211; est un combat que la gauche porte en elle. La gauche au pouvoir a porté des avancées majeures en la matière : dépénalisation de l’homosexualité, création du pacte civil de solidarité, reconnaissance du concubinage homosexuel, loi de modernisation sociale incluant la lutte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://sd38.unblog.fr/files/2006/12/rubon19.jpeg" title="rubon19.jpeg" class="imagelink"><img src="http://sd38.unblog.fr/files/2006/12/rubon19.vignette.jpeg" alt="rubon19.jpeg" /></a>La lutte contre les inégalités touchant les homosexuels &#8211; seuls ou en couple &#8211; est un combat que la gauche porte en elle. La gauche au pouvoir a porté des avancées majeures en la matière : dépénalisation de l’homosexualité, création du pacte civil de solidarité, reconnaissance du concubinage homosexuel, loi de modernisation sociale incluant la lutte contre la discrimination liée à l’orientation sexuelle sur le lieu de travail et la lutte contre le harcèlement, loi sur la lutte contre les discriminations&#8230;<span id="more-7"></span></p>
<p>Avec l’initiative du Pacs, la France a servi de modèle dans la reconnaissance du couple homosexuel. Elle peut encore progresser largement dans le sens de l’amélioration des droits humains et de l’égalité réelle. Mariage, adoption, reconnaissance du couple homoparental, amélioration du pacs, meilleure prise en considération de la situation des personnes trans, autant de sujets qui définissent un nouvel horizon que nous devons nous fixer.</p>
<p>Certains, y compris au sein du PS, avancent l’argument selon lequel « ce n’est pas le sujet du moment », qu’il existe « d’autres priorités » (chômage, inégalités sociales..) pour la gauche que les préoccupations des personnes lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT).</p>
<p>A cela, il faut sans hésiter répondre que ces questions de société concernent notre avenir et notre conception du « vivre ensemble ». Elles engagent notre réflexion sur la société que nous voulons construire.</p>
<p>La vision de notre République, de notre pays, c’est celle de citoyens égaux en droits et devoirs. D’aucune manière, sur aucun sujet, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ne peut justifier une quelconque discrimination. Affirmer cela, c’est s’engager dans un projet pour une société plus juste et plus humaine. C’est poursuivre le combat historique du socialisme pour l’émancipation et l’égalité.</p>
<p>Propositions:</p>
<p>Sur ce sujet, comme sur bien d’autres, il nous faut changer de pratique, ne plus simplement réparer, mais combattre les inégalités à la racine.</p>
<p><strong>Eduquer</strong></p>
<p>Cela vaut pour les inégalités de destin comme pour les discriminations dont sont victimes les personnes LGBT. Le volet éducatif constitue la pierre angulaire de tous nos dispositifs de lutte contre les discriminations !</p>
<p>L’éducation, c’est bien entendu et en premier lieu, l’éducation au respect de l’autre, dans sa différence et dans sa complexité.</p>
<p>Il s’agit également de l’éducation aux questions de sexualité. Bien trop souvent, et c’est le cas en France, ces questions ne sont traitées que sous l’angle de la reproduction, de la contraception, des MST et du SIDA. Comme si le but de la sexualité était de ne pas attraper le Sida ou les MST et d’éviter une grossesse non souhaitée. Il va de soi que traiter ces questions là est indispensable, mais il est tout aussi souhaitable de parler d’amour, de souligner que les rapports sexuels et amoureux n’impliquent pas tous un homme et une femme et qu’il existe d’autres possibilités tout aussi respectables.</p>
<p><strong>Rompre avec la politique du silence</strong></p>
<p>Nous savons bien l’importance qu’il y a à dire les choses clairement et les conséquences désastreuses, notamment pour la jeunesse, d’une politique du silence.</p>
<p>A cet égard, il est urgent de mettre au rang des priorités la construction d’une politique publique sur la question du suicide des adolescents ou des jeunes adultes. Nous ne pouvons faire l’économie d’une étude d’ampleur sur la question de l’homophobie intériorisée et des moyens de la prévenir. Là encore, en France comme en Europe, le système scolaire &#8211; de l’enseignant à l’infirmière scolaire -, chacun est un élément d’un dispositif global visant à faire reculer les inégalités.</p>
<p><strong>Lutter contre l’homophobie</strong></p>
<p>En matière d’homophobie, il faut soutenir tout ce qui favorise la mobilisation de nos consciences citoyennes.</p>
<p>En ce sens, instaurer le 17 mai « journée mondiale contre l’homophobie » est une idée judicieuse. Nous devons soutenir ce projet ambitieux. Au-delà, c’est aussi la réforme de notre Constitution, et de son article 1er qui devrait inclure qu’est assurée, dans notre pays, l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’orientation sexuelle ou d’identité de genre.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Oui&nbsp;&raquo; au mariage pour les couples de même sexe</strong></p>
<p>Les droits des homosexuels doivent être les mêmes que les droits des hétérosexuels. Une déclaration d’amour solennelle entre deux êtres qui s’aiment et un contrat visant à protéger les intérêts et le patrimoine des conjoints : voilà ce que représente le mariage civil aujourd’hui. Il n’y a donc aucune raison que l’on interdise cette déclaration et ce contrat entre deux personnes du même sexe.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Oui&nbsp;&raquo; à l’adoption pour les couples de même sexe</strong></p>
<p>Il faut être lucide, et appréhender le fait que ce sujet est plus délicat à manier auprès de l’opinion. Les résistances sont nombreuses. Le rôle des responsables politiques, c’est de préparer la société française en animant un grand débat sur ce sujet. Faire de la politique, ce n’est pas suivre ce que veut l’opinion publique et en faire son programme. Si tel était le cas, la peine de mort n’aurait jamais été abolie dans notre pays. Faire de la politique, c’est au contraire identifier l’intérêt général et travailler à le faire partager par l’opinion, avec pédagogie afin de vaincre les conservatismes.</p>
<p>L’ensemble de ces mesures devra s’accompagner d’une amélioration du Pacs, notamment sur les droits sociaux et fiscaux, d’une meilleure prise en compte de la situation des personnes trans et de la reconnaissance du droit d’asile pour les personnes persécutées à raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Politique de la ville: En Finir avec la ségrégation territoriale</title>
		<link>http://sd38.unblog.fr/2006/12/20/politique-de-la-ville-en-finir-avec-la-segregation-territoriale/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Dec 2006 14:04:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sd38</dc:creator>
				<category><![CDATA[Propositions]]></category>

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		<description><![CDATA[Les nouvelles inégalités sont avant tout territoriales. Le lieu de naissance ou de résidence est devenu peu à peu plus discriminant que la classe sociale. Notre pays se divise désormais schématiquement en trois types de territoires urbains. D’un côté, les centre-villes, où se sont « réfugiées » les familles aisées. Ces familles, coupées du reste de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les nouvelles inégalités sont avant tout territoriales. Le lieu de naissance ou de résidence est devenu peu à peu plus discriminant que la classe sociale.</p>
<p><a href="http://sd38.unblog.fr/files/2006/12/rubon32.jpeg" title="rubon32.jpeg" class="imagelink"><img src="http://sd38.unblog.fr/files/2006/12/rubon32.vignette.jpeg" alt="rubon32.jpeg" /></a></p>
<p>Notre pays se divise désormais schématiquement en trois types de territoires urbains.</p>
<p><strong>D’un côté, les centre-villes, où se sont « réfugiées » les familles aisées.</strong> Ces familles, coupées du reste de la société, habitent dans des quartiers qui concentrent tous les avantages &#8211; réseau social, écoles de haut niveau, qualité de l’environnement urbain, sécurité, densité des services publics et des équipements culturels.<span id="more-9"></span></p>
<p><strong>A l’opposé, les cités, où sont reléguées les classes populaires, réunissent tous les handicaps</strong> : pauvreté, chômage de masse, échec scolaire, concentration des populations immigrées les plus fragilisées, dégradation des logements, faiblesse des équipements publics et désertion des services de proximité, absence de transports publics, insécurité.</p>
<p><strong>Au milieu, les vastes zones péri-urbaines, où résident les classes moyennes.</strong> Leurs habitants rêvent de pouvoir rejoindre les territoires aisés mais en sont interdits ou en ont été chassés par la barrière invisible du prix de l’immobilier. Ils craignent à l’inverse d’être rattrapés par les plus pauvres, d’ici et surtout d’ailleurs, qu’ils perçoivent comme une menace pour leur sécurité et la qualité de scolarisation de leurs enfants. Cette menace est ressentie d’autant plus vivement qu’ils peuvent apercevoir les barres HLM, symboles urbains d’exil social, depuis leur lieu de résidence. Prisonnières de cet entre-deux, placées dans une situation instable, aspirant à la promotion sociale mais craignant la relégation, les classes moyennes se sentent oubliées des pouvoirs publics.</p>
<p>Ce cloisonnement géographique qui s’opère entre « nantis », « oubliés », et « exclus », répartis sur des territoires clairement séparés, produit et entretient l’immobilité sociale. Dans un pays où les inégalités sont figées par le territoire d’appartenance, tout semble joué d’avance, le destin de chacun gravé dans son adresse. La République se fragmente, les populations des différents territoires se tournent le dos ou s’observent avec crainte, la France, offrant des conditions trop dissemblables pour être encore capable de rassembler autour d’une espérance ou de valeurs communes, ne fait plus société.</p>
<p>Propositions:</p>
<p><strong>LE PRINCIPE</strong></p>
<p>Lutter contre la ségrégation territoriale : c’est la première des priorités si nous voulons bâtir une société juste. La République doit « faire société » à nouveau. Il s’agit tout à la fois de redonner à terme aux territoires en déshérence un cadre de vie offrant au plus près les atouts et attractivité des centre-villes et de permettre une réelle mobilité géographique à l’ensemble de la population.</p>
<p><i>PREMIER OBJECTIF : INVESTIR MASSIVEMENT DANS LES QUARTIERS POPULAIRES</i></p>
<p>Les quartiers populaires doivent devenir des quartiers de réussite. Il faut une « discrimination positive territoriale » : « donner plus à ceux qui ont moins », plus de capital public aux quartiers qui ont moins de capital individuel. On doit dépenser plus d’argent par habitant à Vaux-en-Velin qu’à Neuilly, et non le contraire ! Propositions :</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  <strong>Refondre la fiscalité locale au profit des quartiers populaires</strong>. La fiscalité locale est une « trappe à pauvreté ». Il doit y avoir des communes riches pour les quartiers pauvres. Deux réformes principales : 1/ supprimer la taxe d’habitation, qui est faible dans les quartiers populaires à faibles revenus, et la remplacer par une dotation « démographique » de l’Etat ; 2/ généraliser la taxe professionnelle unique (TPU) par bassin d’emploi, afin que la commune de travail, qui concentre l’ensemble des produits de la taxe, la redistribue aux communes d’habitat, qui hébergent les travailleurs assurant sa richesse.</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  <strong>Concentrer la politique de la ville sur les 5% des communes les plus pauvres et financer les services publics locaux</strong> : au-delà de la rénovation des barres dégradées, les écoles, les services publics de proximité (sportifs, culturels), les jardins, la voirie, les transports publics, la sécurité&#8230;</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  <strong>Renforcer les zones d’éducation prioritaires (ZEP)</strong>.</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  <strong>Développer les logements de qualité &#8211; zones pavillonnaires et logements intermédiaires</strong>.</p>
<p><i>SECOND OBJECTIF : UNE POLITIQUE DE MIXITE SOCIALE RADICALE DANS LES QUARTIERS FAVORISES</i></p>
<p>L’ascenseur social est d’abord, aujourd’hui, un « ascenseur territorial ». C’est pourquoi il faut aussi permettre la mobilité territoriale vers les territoires de la réussite. Cela nécessite une politique radicale de mixité sociale.</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  <strong>Renforcer les amendes en cas de non-respect des quotas de logements sociaux par les communes (« article 55 loi SRU »)</strong>.</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  <strong>Etendre les quotas de logements sociaux à la promotion immobilière privée</strong>. Les moyens publics sont limités. Il est impossible pour une commune de financer seule l’achat ou la construction massifs de logements sociaux dans ses quartiers aisés, où le prix de l’immobilier est très élevé. L’idée est de faire aussi porter cette responsabilité de mixité sociale sur le privé, comme le fait Bertrand Delanoë sur Paris.</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  <strong>Etendre les quotas de logements sociaux aux copropriétés existantes</strong>. Soit par achat public en « diffus » (préemption d’appartements dans les copropriétés), soit en imposant aux copropriétés privées d’organiser la mixité sociale en leur sein.</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  <strong>Interdire les ventes à la découpe</strong>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>PETITE ENFANCE : Investir dans l&#8217;avenir</title>
		<link>http://sd38.unblog.fr/2006/12/20/petite-enfance-investire-dans-lavenir/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Dec 2006 14:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sd38</dc:creator>
				<category><![CDATA[Propositions]]></category>

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		<description><![CDATA[Au cœur du malaise français, l’inégalité des chances, n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui. On naît à Neuilly avec la promesse de réussir, à Vaulx-en-Velin, avec une forte probabilité d’échouer : statistiquement, les jeux sont faits. Pour établir une égalité réelle, l’école est un instrument décisif. Mais la réussite scolaire se joue dès la petite enfance. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au cœur du malaise français, l’inégalité des chances, n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui. On naît à Neuilly avec la promesse de réussir, à Vaulx-en-Velin, avec une forte probabilité d’échouer : statistiquement, les jeux sont faits. Pour établir une égalité réelle, l’école est un instrument décisif. Mais la réussite scolaire se joue dès la petite enfance.<span id="more-6"></span></p>
<p>Or les inégalités se manifestent dès le plus jeune âge, premières traces d’un fossé qui, d’année en année, ne va cesser de se creuser. A la maternelle, la maîtrise du langage varie très nettement selon les origines sociales. A l’entrée du CP, les enfants de cadres réussissent 8 exercices sur 10, les enfants d’ouvriers et de chômeurs à peine 6 sur 10.</p>
<p>L’échec scolaire, qui stigmatise, exclut et préfigure un parcours professionnel et humain chaotique, trouve sa source dans ces inégalités du premier âge. La capacité à apprendre, le « capital cognitif », se trouve ainsi dès l’origine très inégalement distribué. Il est pourtant déterminant dans la réussite scolaire, et plus encore aujour’hui qu’hier dans un système économique qui nécessite d’exercer plusieurs métiers tout au long de sa vie, et donc de pouvoir se former aussi à l’age adulte.</p>
<p>Ces inégalités de capital cognitif ont deux sources. L’environnement culturel d’abord : un enfant moins stimulé intellectuellement et qu’on abandonne devant la télévision réussira moins bien. Les conditions d’existence ensuite, en particulier les inégalités sanitaires, qui handicapent sérieusement l’apprentissage des enfants issus des milieux modestes. Il y a ainsi un tiers de troubles de vision non repérés en plus dans les familles pauvres, deux fois plus de cas d’obésité et de problèmes dentaires non soignés dans les ZEP.</p>
<p><strong>Propositions:</strong></p>
<p><strong></strong><strong><strong>LA PHILOSOPHIE : « INVESTIR DANS LES BEBES »</strong></strong><strong>Nous devons créer un service public de la petite enfance, afin de permettre à tous d’acquérir le capital cognitif nécessaire dans la vie.</p>
<p>La logique est simple : il ne faut pas laisser les inégalités se développer, et essayer de les corriger après coup ; il faut les attaquer en amont, à la racine. Des études américaines sur trente ans, lancées par JF.Kennedy et L.Johnson, ont montré des résultats exceptionnels : un soutien lors de la petite enfance même très court, sur un ou deux ans, permet aux enfants de familles modestes de retrouver les résultats scolaires et le taux d’accès aux universités des familles aisées. C’est sur cette base que Bill Clinton a lancé les programmes Head Start pour la petite enfance.</p>
<p><strong>ILLUSTRATIONS PROGRAMMATIQUES</strong></p>
<p>Le service public de la petite enfance passe d’abord par un suivi pédagogique renforcé. Propositions :</p>
<p>• <strong>La généralisation des crèches.</strong> Il faut développer les crèches municipales, associatives, parentales, en entreprise : tout enfant a droit à une prise en charge collective.</p>
<p>• <strong>L’abaissement de l’âge de scolarisation obligatoire.</strong> La scolarité obligatoire est fixée à six ans. Mais dans les quartiers aisés, la scolarisation effective commence à trois ans. Le taux de scolarisation entre trois et six ans baisse fortement en fonction des territoires, pour tomber en-dessous de 50% dans les banlieues défavorisées.</p>
<p>• <strong>Un suivi pédagogique orienté vers le rattrapage des retards de capital cognitif.</strong> Par exemple, au CP, avec la création d’« instituteurs volants », non affectés à une classe, et chargés d’offrir du soutien pédagogique aux enfants en difficulté d’apprentissage.</p>
<p>Le service public de la petite enfance passe aussi par un suivi pédiatrique. La France est très en retard : à peine une infirmière de santé scolaire pour 1840 élèves en maternelle ! Trois pistes :</p>
<p>• <strong>Un suivi médico-social pédiatrique personnalisé.</strong> Chaque enfant devra bénéficier de ce suivi pour pouvoir repérer en temps réel les maladies et troubles de développement susceptibles de limiter son apprentissage &#8211; problèmes de vue, douleurs dentaires, mauvaise alimentation&#8230;</p>
<p>• <strong>Un dossier médical personnel pour tous les enfants de 0 à 9 ans</strong>. On l’a créé pour les adultes, mais pas pour les enfants, alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin.</p>
<p>• <strong>Le remboursement par la sécurité sociale de toutes les consultations pédiatriques</strong> &#8211; orthophonistes, psychologues pour enfants&#8230;</p>
<p><strong></strong></p>
<p></strong></p>
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		<title>Pour une Europe des citoyens</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Dec 2006 13:57:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sd38</dc:creator>
				<category><![CDATA[Propositions]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Europe est en panne, en quête immobile de son destin. Depuis les « non » français et néerlandais, qui, au-delà de la réponse à la question référendaire, ont traduit un rejet des gouvernements conservateurs nationaux en place, la perspective d’une Europe politique s’étiole au fil des renoncements et des compromis sans ambition. Le « Plan B », présenté comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://sd38.unblog.fr/files/2006/12/rubon27.jpeg" title="rubon27.jpeg" class="imagelink"><img src="http://sd38.unblog.fr/files/2006/12/rubon27.vignette.jpeg" alt="rubon27.jpeg" /></a>L’Europe est en panne, en quête immobile de son destin.</strong></p>
<p>Depuis les « non » français et néerlandais, qui, au-delà de la réponse à la question référendaire, ont traduit un rejet des gouvernements conservateurs nationaux en place, la perspective d’une Europe politique s’étiole au fil des renoncements et des compromis sans ambition.<span id="more-5"></span></p>
<p>Le « Plan B », présenté comme une solution de secours immédiate prévue par les autorités européennes et nationales, n’était qu’une illusion de campagne. La réalité est plus cruelle : aucune initiative significative n’a été prise depuis un an, aucune relance sérieuse ne se dessine, et de nombreux gouvernements en Europe, dirigés par les conservateurs et comptant parfois dans leurs rangs des ministres d’extrême-droite, se réjouissent plus ou moins discrètement de cette torpeur pleine d’effroi.</p>
<p>Chercher à faire passer le Traité constitutionnel en force, comme le souhaite Nicolas Sarkozy, serait une grave erreur. La majorité des Français a dit « non » et ce vote doit être respecté. Nous ne reviendrons pas sur la volonté exprimée dans les urnes. Le « non » nous oblige à réconcilier l’Europe avec les citoyens. Il exige des réponses aux attentes exprimées par les Français.</p>
<p><strong>Première attente : l’Europe doit tenir ses promesses en matière d’emploi et de croissance.</strong> L’europe est une des zones où la croissance, qui conditionne la création d’emplois, est la plus faible. Nous avons pris beaucoup de retard pour emprunter le passage vers l’économie de la connaissance, porteuse dans le champ économique de forte valeur ajoutée comme de hauts salaires et dans le champ social d’émancipation et de reconnaissance professionnelle. Des objectifs ambitieux ont été fixés en la matière dans le cadre de la « stratégie de Lisbonne », mais les outils pour la mettre en œuvre nous manquent aujourd’hui.</p>
<p><strong>Deuxième attente : l’Europe ne protège pas assez le citoyen face aux nouveaux risques sociaux, comme les délocalisations ou les ruptures dans les parcours professionnels.</strong> Si seule l’Union Européenne a la taille critique nécessaire pour peser sur la mondialisation, les politiques européennes souffrent aujourd’hui d’un déséquilibre flagrant : la concurrence, qui n’est d’ailleurs parfois qu’apparente, y est privilégiée, au détriment des politiques sociales, économiques et industrielles. Une autre articulation doit donc être trouvée pour bâtir un véritable modèle social européen.</p>
<p><strong>Troisième attente, enfin : l’Europe est trop éloignée des citoyens, ceux-ci n’ont pas de prise réelle sur les décisions.</strong> Alors que la décentralisation ne cesse de rapprocher les citoyens de leurs élus, que les Français s’expriment et veulent peser sur les politiques qui affectent leurs vies, l’Europe paraît souvent trop lointaine, trop abstraite. Il manque à l’Europe et à ceux qui l’incarnent une légitimité politique indiscutable. Il manque une vision clairvoyante de l’avenir, le nôtre et plus encore celui de nos enfants ou petits-enfants. Il manque un esprit de responsabilité pour dire et montrer clairement la destination et le chemin. Il manque enfin une méthode rigoureuse et cohérente.</p>
<p>Les Propositions</p>
<p>C’est le destin exceptionnel de la France d’être une force porteuse d’utopie qui promeut au-delà de ses frontières les valeurs et principes proclamés par la Révolution française. Elle a contribué, par son rôle moteur dans la construction européenne, au rapprochement des peuples et à l’amélioration de leurs conditions de vie. Parce qu’elle reste au cœur du dispositif européen, elle doit reprendre l’initiative, reconquérir son influence, affirmer l’envergure de ses ambitions.</p>
<p>Les intérêts de notre pays ne doivent pas être frileusement opposés à ceux de nos partenaires européens mais courageusement conjugués, pour entraîner vers le haut, par une valorisation intelligente et concertée de nos atouts respectifs, l’ensemble des Etats-membres de l’Union européenne.</p>
<p>Pour cela, l’Europe politique et sociale représente une contrepartie indispensable et urgente à l’Europe économique.</p>
<p>Seule une initiative progressiste permettra à l’Europe de sortir de l’impasse. <strong>Il faut construire une Europe des citoyens. Avec eux et pour eux, une relance progressiste de l’Europe est possible.</strong></p>
<p><strong>Proposition 1</strong></p>
<p><strong>Il faut bâtir l’Europe sociale du XXIe siècle</strong>, qui émancipe et qui protège, grâce notamment à :</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  la création d’un revenu minimum européen marquant la solidarité des citoyens européens entre eux et affirmant leur égale dignité ;<br />
<img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  la sécurité sociale professionnelle pour protéger contre la précarité ou les ruptures professionnelles et renforcer l’employabilité des individus ;<br />
<img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  un fonds européen pour la petite enfance afin de combattre les inégalités sociales à la racine et aider tous les citoyens à trouver leur place dans « l’économie de la connaissance ».</p>
<p><strong>Proposition 2</strong></p>
<p>Il faut mettre en place <strong>un véritable gouvernement économique de l’Europe</strong>. L’Europe existe, elle doit être gouvernée avec :</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  un « Conseil des ministres pour la croissance » chargé de mettre en oeuvre une politique économique active, avec un budget orienté sur les dépenses d’avenir : recherche, enseignement supérieur et réseaux de transport européens ;<br />
<img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  un Eurogroupe renforcé (réunion des ministres des finances de la zone euro), capable de coordonner efficacement la politique budgétaire et fiscale, et représenté par un Ministre des Finances européen.</p>
<p><strong>Proposition 3</strong></p>
<p><strong>Bâtir l’Europe des citoyens</strong>. Sans même en être conscients, nous vivons un moment unique dans l’Histoire. Pour la première fois, le continent européen est entièrement démocratique. C’est à nous, aux peuples d’Europe, de poursuivre ce mouvement en achevant la démocratisation des institutions européennes :</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  la Commission doit être élue par la majorité du Parlement Européen et en son sein afin d’établir un lien direct entre les citoyens et les gouvernants ;<br />
<img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  le choix du Président de la Commission deviendra ainsi un enjeu majeur des élections européennes, dont le résultat devra être annoncé simultanément dans toute l’Europe ;<br />
<img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  une partie des sièges au Parlement devra être réservée à des listes paneuropéennes, mêlant des candidats originaires de plusieurs pays, pour donner au débat une dimension véritablement européenne ;<br />
<img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  afin de permettre l’émergence d’un véritable citoyen européen, il faut intensifier les échanges universitaires, renforcer l’enseignement des langues et créer une grande chaîne européenne de télévision publique, pour que chacun puisse connaître et comprendre l’Europe.</p>
<p>La crise de l’Europe n’est pas une fatalité. Une nouvelle dynamique progressiste est possible, dont la France, lorsqu’elle sera enfin dirigée avec audace et sérieux, peut prendre l’initiative.</p>
<p><strong>Ensemble, construisons une Europe du citoyen, pour le citoyen.</strong></p>
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		<title>ÉDUCATION :PROMOUVOIR L’EGALITE REELLE A L’ECOLE !</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Dec 2006 13:40:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sd38</dc:creator>
				<category><![CDATA[Propositions]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, le « descenseur social » fonctionne à plein dans notre société. Au cœur de la lutte pour l’égalité des chances, l’école repose sur le principe juridique d’égalité : tous les enfants ont aujourd’hui, théoriquement, un égal accès aux biens scolaires &#8211; les mêmes heures de cours dispensés par les mêmes professeurs dans le cadre d’un même cursus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://sd38.unblog.fr/files/2006/12/rubon34.jpeg" title="rubon34.jpeg" class="imagelink"><img src="http://sd38.unblog.fr/files/2006/12/rubon34.vignette.jpeg" alt="rubon34.jpeg" /></a>Aujourd’hui, le « descenseur social » fonctionne à plein dans notre société. Au cœur de la lutte pour l’égalité des chances, l’école repose sur le principe juridique d’égalité : tous les enfants ont aujourd’hui, théoriquement, un égal accès aux biens scolaires &#8211; les mêmes heures de cours dispensés par les mêmes professeurs dans le cadre d’un même cursus scolaire.<span id="more-3"></span></p>
<p>Mais cette égalité théorique ne se retrouve pas entièrement dans la pratique. L’offre scolaire est inégalitaire dans les faits :</p>
<p><strong>Les classes de niveau accentuent les écarts entre les élèves.</strong></p>
<p><strong>Les filières scolaires réintroduisent les barrières sociales.</strong> L’exemple le plus flagrant concerne la filière professionnelle : les titulaires du « bac pro » sont exclus de l’enseignement supérieur professionnel (BTS, IUT, licences professionnelles, écoles d’ingénieurs), les étudiants issus des filières généralistes leur étant systématiquement préférés.</p>
<p><strong>Les filières universitaires concentrent les moyens sur les élèves les plus favorisés.</strong> C’est le cas des classes préparatoires : on y trouve des enseignants disponibles, des petits effectifs, des exercices supplémentaires. Les grandes écoles concentrent quatre fois plus de moyens par élève que les universités.</p>
<p><strong>La durée des études est très inégalitaire.</strong> La durée moyenne de scolarisation en France est de 19 années. Mais un jeune issu d’un milieu aisé qui termine médecin, ingénieur ou lauréat d’une grande école, bénéficie de 23 à 25 années de formation gratuite. Le jeune de banlieue sorti sans qualification à seize ans n’aura bénéficié que de 13 années. L’enseignement supérieur est une incroyable machine à redistribuer à l’envers.</p>
<p>En d’autres termes, l’école, dans les faits, ne tient pas sa promesse d’égalité, et laisse au bord du chemin les élèves les moins favorisés, trop tôt abandonnés à leur sort sans bagage éducatif, intellectuel ou culturel consistant.</p>
<p> Les Propositions:</p>
<p>Même si l’école parvenait dans les faits à respecter son principe d’égalité en droit, ce serait insuffisant. Donner la même chose à chacun ne permet pas de corriger les inégalités de départ. Il faut changer de paradigme scolaire : <strong>passer de l’égalité formelle à l’égalité réelle.</strong> <strong>Avec un principe : « donner plus à ceux qui ont moins », concentrer les moyens pédagogiques sur les élèves qui en ont le plus besoin.</strong></p>
<p>Assurer l’égalité des chances est une tâche immense. L’école ne saurait la mener seule mais elle en est la matrice essentielle. <strong>C’est pourquoi l’Education nationale doit redevenir la première priorité budgétaire de la nation.</strong></p>
<p><strong>Créer un poste d’« instituteur volant » en CP.</strong> Non affecté à une classe, il serait chargé de donner du temps pédagogique supplémentaire aux enfants en difficulté.</p>
<p><strong>Un plan périscolaire pour tous.</strong></p>
<p><strong>Renforcer les zones d’éducation prioritaire (ZEP).</strong> Les ZEP reposent sur une logique simple : donner plus aux quartiers défavorisés. C’est une bonne approche, car les inégalités se concentrent de manière territoriale. Leurs résultats sont pourtant décevants, du fait de handicaps qu’il faut corriger :</p>
<p><i>1. Renforcer massivement les moyens financiers alloués aux ZEP.</i> Les moyens sont aujourd’hui saupoudrés : à peine 7% de moyens en plus pour un élève en ZEP ;</p>
<p><i>2. Adapter l’enseignement des ZEP aux besoins pédagogiques des élèves</i> ;</p>
<p><i>3. Créer le statut d’« élève à besoin éducatif prioritaire » (BEP)</i>, afin de casser l’effet ghetto des ZEP. Les moyens affectés seraient calculés pour les établissements au prorata du nombre d’élèves prioritaires accueillis, quel que soit le statut et la localisation de l’établissement concerné.</p>
<p><i>4. Donner des affectations « coupe-file » aux élèves prioritaires</i>, sur le modèle de la « filière ZEP » de Sciences Po.</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  <strong>Créer des « filières professionnelles longues ».</strong> L’idée est de réserver pour les bacheliers professionnels au moins la moitié des places dans les formations supérieures technologiques et professionnelles. Le principe doit être clair : tout élève qui débute en CAP ou en BEP et qui passe son bac professionnel doit pouvoir aller jusqu’au diplôme d’ingénieur.</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  <strong>Démocratiser l’enseignement supérieur, avec comme objectif 60% d’une classe d’âge à « Bac+3 ».</strong> Nous avons démocratisé le baccalauréat, il faut maintenant démocratiser l’enseignement supérieur. C’est une nécessite de justice sociale. C’est aussi une nécessité économique, dans le monde de la connaissance que est désormais le notre.</p>
<p><img src="http://sd38.unblog.fr/wp-admin/puce.gif" alt="-" />  <strong>Garantir à tous un même capital de formation initiale gratuite de 20 ans.</strong> Les élèves sortis tôt du système scolaire pourront y retourner à tout moment, y compris en alternance.</p>
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		<title>Bonjour tout le monde !</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Dec 2006 10:31:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sd38</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classÃ©]]></category>

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